31.05.2021ALPS TOUR - ADRIEN MICHELLOD



Félicitations à  notre membre du Club Adrien Michellod.

2e place méritée dans la catégorie PRO au Swiss Golf West Championship qui s'est déroulé le week-end du 29-30 mai sur le parcours du Golf Club de Sierre.

 

 

 

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Article du Nouvelliste, décembre 2020

Le Grônard était parti aux Etats-Unis pour étudier et progresser. Il est rentré en Suisse pour franchir un palier. L’objectif est atteint. En 2021, il jouera sur l’Alps Tour.

Loin des yeux, proche du top niveau suisse. Adrien Michellod, 25 ans, a eu raison de s’exiler aux Etats-Unis durant près de cinq ans. Le Grônard, rentré en Suisse depuis quelques mois, a lui aussi obtenu sa carte sur le circuit professionnel. Il s’est qualifié pour l’Alps Tour grâce à ses performances récentes en Italie où se sont déroulés deux tournois qualificatifs. Il a terminé dans le top 60 d’une compétition qui comptait quelque 250 golfeurs.

« Mon objectif est atteint», glisse-t-il. « J’étais rentré des Etats-Unis pour franchir ce cap. J’avais manqué le cut en Allemagne pour un coup. En Italie, c’était beaucoup plus clair. Je n’ai jamais vraiment douté sans avoir été exceptionnel non plus. C’est ce qui me fait penser que j’ai le potentiel pour jouer à ce niveau, voire plus haut. »

LA CONCURRENCE A EU DU BON

Voilà donc près d’une année qu’Adrien Michellod, son diplôme en poche, a quitté l’Université de Wichita (Kansas) pour laquelle il a joué sur le circuit amateur durant plus de quatre ans. Malheureusement, outre-Atlantique, il a été régulièrement freiné par des blessures. « Je ne regrette toutefois pas un seul instant cette expérience. D’une part, j’ai pu terminer mes études en business international et management ; j’aurais pu y rester deux ans de plus pour obtenir mon master. Mais j’avais envie de tenter ma chance en golf. D’autre part, j’ai le sentiment d’avoir progressé. Techniquement, en raison de toutes ces blessures, ce n’est peut-être pas évident. Mais mentalement, dans mon approche du golf, c’est incontestable. En Suisse, la concurrence n’est pas assez élevée. Aux Etats-Unis, j’ai joué au premier niveau universitaire. Or, il y a 290 universités et elles alignent, chacune, entre huit et dix joueurs. Il y a une densité qu’on peine à imaginer si on ne la vit pas de l’intérieur.»

J’aurais été frustré de ne pas avoir eu la chance d’essayer sur le circuit professionnel. 

ADRIEN MICHELLOD, MEMBRE DU GC SIERRE

 

Son mal de dos est certes récurrent. Mais Adrien Michellod a appris à vivre avec ces douleurs. «J’ai le dos qui s’enflamme rapidement», regrette-t-il. «Deux ans ont été nécessaires pour comprendre comment aborder et gérer ce souci physique. J’ai au moins acquis la certitude que même en continuant à jouer, même en forçant quelque peu, il n’y a pas de risque d’aggravation de la blessure.»

L’ESPRIT LIBÉRÉ DE TOUT SOUCI

Adrien Michellod intègre donc le troisième tour européen et rejoint la quinzaine de Suisses, seulement, à jouer à ce niveau. Il côtoiera notamment Léo Andeer, qualifié pour le Pro Golf Tour quelques jours plus tôt. En 2021, il se consacrera donc exclusivement à son sport, l’esprit serein et libéré de tout souci lié à son avenir. « J’aurais été frustré de ne pas avoir eu la chance d’essayer sur le circuit professionnel. Si ça ne marche pas, je ne suis pas inquiet pour la suite. Les perspectives, dans le golf ou ailleurs, seront nombreuses. »


Les compétitions reprendront, en principe, début avril. D’ici là, le membre du GC Sierre réfléchit à rejoindre l’Espagne, les îles Canaries où il a ses habitudes et ses repères, afin de s’entraîner dans les meilleures conditions. 

UN BUDGET DE 60 000 FRANCS

Sa saison, les tournois auxquels il prendra part, sera directement liée à une question financière. Adrien Michellod se mettra en quête de sponsors afin de boucler un budget qu’il estime avoisiner les 60 000 francs pour une saison complète sur le circuit de l’Alps Tour. « J’y travaille », sourit-il. « C’est le montant nécessaire pour disputer entre vingt et vingt-cinq tournois. Je m’apprête à approcher des entreprises de la région, des personnes que je sais proches du golf et qui m’ont vu grandir ces dernières années. Je me dis qu’il doit être possible de dénicher une bonne partie de ce budget. »

Le Grônard n’entend bien évidemment pas s’arrêter là. Il vise un top 5 du classement général, en 2021, lequel lui vaudrait une carte pour le Challenge Tour. A défaut, il espère au moins rester sur l’Alps Tour. « Pour ça, il faut rester dans le top 50 pour ne pas devoir repasser par les qualifications. J’aimerais aussi être en position de gagner une fois ou l’autre un tournoi. »

 

Article du Nouvelliste, 11 décembre 2020



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